M’asseoir sur un banc …

banc

55. Cinquante cinq marches pour rejoindre le sentier qui longe la crique. Cinquante cinq marches que nous avons gravies tous les trois, ta maman, toi et moi. Enfin, toi tu les as montées dans mes bras, et à la fin de l’ascension, je n’ai pas eu le temps de reprendre mon souffle, que tu as exigé de ta petite voix sucrée, du haut de tes 27 mois, que je vide le sable qui s’était accumulé dans tes petites bottes. Ce beau sable fin de cette plage bretonne que tu venais d’explorer.

Un peu plus loin nous nous sommes assis quelques minutes sur ce banc, contemplant ce paysage côtier. Toi, sans doute heureux de sentir entouré de tes parents, à commenter ce que tu voyais. Ta maman tout en passant une main dans tes cheveux bouclés, surveillait le moindre de tes mouvements, entre le danger du précipice, et celui tout aussi redoutable du dépôt canin… et moi à fondre de vous sentir tous deux, à mes côtés,  devant la baie de Douarnenez, un des berceaux de mon enfance.

Une petite poignée de minutes. J’ai dégusté chacune de ces secondes que vous m’offriez. Le bonheur pour moi, ce n’est que ça. Une pause. Un banc. Ma famille.

Je me rappelle avoir vécu quelques fois ce moment fugace, anodin, léger, mais de bonheur intense, de félicité, sur ces bancs, à ces âges, avec chacun de mes enfants.

Ma famille. Une pause. Un banc. Le bonheur.

Publicités

Une réflexion au sujet de « M’asseoir sur un banc … »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s