Une dangereuse vidange ?

« Je suis percluse de douleur, brisée, épuisée. Docteur j’ai cru mourir. Seule dans cet appartement, j’avais beau cogné contre le mur avec le poing, je crois que personne ne m’entendait…la gardienne a une clé mais … Non, mon collier de télé-alarme était inaccessible…

Comment est ce arrivé ? Oh, c’est très simple. Vous savez que j’adore les bains. Cela me détend. Vous me connaissez, je suis nerveuse. Et puis avec mon arthrose, cette eau tiède me décontracte les muscles. Je suis moins douloureuse. Et puis moi qui suis « rondelette », je m’y sens plus légère…J’ai donc fait couler un bon bain chaud, et je m’y suis installée. Prudemment, en utilisant la poignée fixée au mur, je me suis allongée sur le dos.

Au bout d’une petite demi-heure, je ne sais pas ce que j’ai bidouillé, mais j’ai retiré le bouchon de la baignoire, alors que j’étais encore étendue dans l’eau. Oui, avec mon pied, le gros orteil avait accroché la chainette du bouchon, et en élevant ma jambe, zoup, celui-ci s’est soulevé. L’eau savonneuse est doucement partie. Je n’ai pas bougé, je suis restée étendue dans le fond, un peu endormie par la chaleur. Une fois l’eau complètement vidangée, commençant à trouver qu’il commençait à faire frisquet, j’ai voulu me relever. Et là, l’horreur : impossible de bouger. J’étais VENT-OU-SEE !!! Je ne sais pas comment cela a pu se faire mais mon dos était collé contre le fond du bassin, il m’était physiquement impossible de me mouvoir. J’avais beau me débattre, tenter de tirer sur le bord, pousser avec mes jambes, contorsionner le buste, rien n’y faisait. Comme si de la colle ultra forte avait été versée. Un cauchemar. Une heure et demi !!! J’ai crié, cogné contre le mur, contre le robinet, rien, seule. Une horreur. Mourir ainsi, mon Dieu ! »

degasbain