L’acharnement thérapeutique expliqué aux enfants ?

Vidéo

J’ai beaucoup apprécié le billet d’une aide soignante, « babeth » : « j’ai 99 ans »

Samedi j’ai découvert ce billet d’un(e) kiné : « un jour j’ai pris le temps », ainsi que la vidéo que j’ai montrée à mes enfants, permettant de débattre sur l’acharnement thérapeutique, la vieillesse, l’acceptation, la sagesse, les médecins, leurs statistiques…

Un peu plus tard Serge Reggiani et « Ma dernière volonté », un peu opposée au tableau précédent (mais là, les enfants accrochent moins…)

« Moi qui ai vécu sans scrupules
Je devrais mourir sans remords
J’ai fait mon plein de crépuscules
Je n’devrais pas crier « encore »
Moi le païen, le pauvre diable
Qui prenait Satan pour un Bleu
Je rends mon âme la tête basse
La mort me tire par les cheveux

Vivre, vivre
Même sans soleil, même sans été
Vivre, vivre
C’est ma dernière volonté

Dites-moi que le Bon Dieu existe
Qu’il a une barbe et des mains
Que Saint-Pierre est le brave type
Qu’on m’a décrit dans les bouquins
Dites-moi que les anges ont des ailes
Dites-moi que les poules ont des dents
Que je jouerai du violoncelle
Là-haut dans mon costume blanc

Vivre, vivre
Même sans maison, même sans souliers
Vivre, vivre
C’est ma dernière volonté

J’avais le blasphème facile
Et j’entends d’ici mes copains
Crier: « le traître, l’imbécile
Il meurt comme un vulgaire chrétien »
Qu’ils m’excusent si je suis lâche
Je veux bien rire autant qu’on veut
Mais quand on se trouve à ma place
On prend quand même un coup de vieux

Vivre, vivre
Même bancal, même à moitié
Vivre, vivre
C’est ma dernière volonté

Je vois de la lumière noire
C’est ce qu’a dit le père Hugo
Moi qui ne pense pas à l’histoire
Je manque d’esprit d’à-propos
Non, je n’ai vraiment plus la force
De faire un dernier jeu de mots
Je sors par la petite porte
J’ai le trouillomètre à zéro

Vivre, vivre
Quand faut y aller, il faut y aller
Vivre, vivre
Monsieur Saint-Pierre, la charité

Vivre, vivre
En plein soleil, en plein été
Vivre, vivre
C’est ma dernière volonté

Vivre, vivre, vivre, vivre…. »

Serge Reggiani

Quand j’entends les extrémistes de l’euthanasie, foncièrement contre, ou farouchement pour, les jusqu’au-boutistes de l’acharnement thérapeutique, ou du refus aveugle de tout traitement, cela me crispe. Ne faut il pas écouter son patient, sa famille, son aïeul ? Ne faut il pas s ‘adapter, respecter ? Oui le toubib que je suis, a accompagné, aidé, beaucoup aidé au « départ », oui j’ai aussi bataillé pour gagner quelques jours de plus à certains patients lorsqu’ils me le demandaient.

Mais je m’égare…

En attendant mes enfants profitez du présent ! Carpe diem !

Pour rester sur une note enfantine :

« Yesterday is history, tomorrow is a mystery, but today is a gift. That is why it is called the present. »

Tempus fugit irreparabile

Ce matin le téléphone
a beaucoup sonné. Après le relatif ralentissement du à la neige,
coup de frein à peine perceptible car masqué par les épidémies
grippales et digestives, le vibreur du portable a été très souvent
déclenché dès le réveil de la maisonnée.

Pourtant petit bonhomme, j’ai réussi
à profiter des quelques instants de répit et de ce que tu m’offrais
du haut de tes 22 mois. Quel bonheur j’ai à contempler tes
mimiques, m’enivrer de ta petite voix sucrée, découvrir les
nouveaux mots qui s’échappent pour la première fois de ta bouche,
observer tes petits bonds de cabris, me noyer dans le regard bleu
azur que t’a transmis ta jolie maman.

Que le temps passe vite.

Je me rappelle de ces instants
passés où tes frères et sœurs ainés m ‘offraient au même âge un
spectacle similaire au tien, plein d’énergie, de bonheur candide,
avec les originalités de chacun.

« Carpe diem »… C’est un idéal, que
j’essaye d’atteindre, sans jamais y arriver…

20130228-231120.jpg