Obligation d’information ? Et l’humain ?

Souvent je me remémore les paroles d’une patiente… Elle est revenue avec son jeune fils de 8 ans avec les résultats de l’échographie cardiaque que je lui avais prescrite. Le souffle paraissait « fonctionnel », bénin, mais ayant un petit doute j’avais préféré lui demander cet examen. J’avais, semble t il, pris le temps d’expliquer mes motivations à la maman, et la rassurer sur les faibles probabilités d’une pathologie « organique »…

Mais cette pauvre maman a vécu l’attente de cet examen dans la tourmente et l’angoisse… et m’a clairement dit que mes paroles n’avaient pas été suffisamment rassurantes et ma prescription terriblement anxiogène.

Depuis, son fils, que j’examine annuellement, est toujours en pleine forme, et sa maman m’a pardonné.

Mais j’essaye de ne jamais oublier son message. Malgré l’obligation d’information, le patient (ou sa famille) n’entend pas toujours ce qu’on lui dit, ou le message du médecin n’est pas toujours adapté… comme ici.